4-H  Présent
Cela fait déjà un bon bout de temps que Jean-Claude Gagné m'a demandé d'écrire cet article pour le billet de notre journal L'Écho sayabécois. Tellement longtemps, que mon ancien professeur de français et de latin ne m'aurait pas donné la note de passage à cause du retard dans la remise du travail. Mais revenons à nos 4-H. Et que dire! Pour ceux qui sont d'anciens 4-H, vous vous rappelez sûrement de :
C'était le début de l'hymne et c'est comme cela que l'on débutait une réunion. Suivait le salut au drapeau. Il y avait un ordre du jour, une activité et une période récréative. Pas assez souvent, une sortie à l'extérieur.
Vous rappelez-vous des congrès et des camps? Pour ma part, j'ai eu la chance de participer à plusieurs congrès régionaux. Élu président régional à Matane, j'ai aussi deux participations aux camps régionaux et trois invitations aux congrès provinciaux à Montréal. Par la suite, une relance du Club qui s'est essoufflée après quelques années. Une rencontre à Drummondville en 1992, moitié congrès provincial, moitié retrouvailles, a été une belle occasion de revoir plusieurs amis. Après, plus rien, comme si le mouvement 4-H venait de mourir en même temps que celui de Sayabec....
Erreur, le mouvement lui, est toujours vivant. Rendez-vous sur Google et cliquez sur Club 4-H. Vous découvrirez un organisme toujours très actif. Vingt-trois clubs au Québec dont les plus proches sont à St-Léandre et St-Paulin.    La devise, l'idéal et les armoiries sont toujours les mêmes. La devise : Honneur dans les actes, Honnêteté dans les moyens, Habileté dans le travail, Humanité dans la conduite. L'idéal : 4-H gardien des ressources naturelles, les armoiries : Feuille d'érable à sucre en vert sur fond or. Vous découvrirez aussi que le bureau central a changé d'adresse et qu'il est maintenant financé par le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Les camps régionaux, provinciaux et les concours existent encore. Le costume est maintenant constitué d'un chandail et d'un foulard, plus de cravate. Il y a une mascotte qui s'appelle Natureuil et un journal électronique qui s'appelle '' Entre deux branches''.
Pour ceux qui comme moi pensaient que le mouvement était mort, vous avouerez que cette vitalité est assez étourdissante. D'autant plus, que sur les vingt-trois clubs actifs à ce jour, sept déclarent une adresse en milieu scolaire. C'est comme si le mouvement 4-H était devenu dans ces cas , une activité parascolaire. C'est logique puisque le financement du bureau central vient du MELS. Et pourquoi pas?
Dans les années 70, dans un congrès provincial, nous avions eu le mandat de parler de pollution et d'écologie à monsieur tout le monde à la Place Ville-Marie. Dans notre petit costume 4-H de l'époque, nous n'étions pas loin d'être considérés comme des extra-terrestres. Mais le temps semble nous avoir donné raison. L'environnement est devenu un sujet d'actualité, on en parle souvent aux informations. C'est trop souvent le côté catastrophe qui est mis en évidence. Par contre, de belles séries comme Planète Terre nous montrent le revers de cette médaille. Que de merveilles!
C'est particulièrement réjouissant de penser à ces jeunes, qui aujourd'hui par le mouvement 4-H, vont être sensibilisés à la cause environnementale. Il y a de bonnes chances qu'ils deviennent des adultes responsables, respectueux des milieux naturels, car vous savez déjà, dans ce merveilleux univers, la moindre petite intervention peut avoir de graves conséquences.
Jean-Paul Gendron


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Volume 29 no 5