Carolanne...dans les traces des grands
L'Écho sayabécois  a suivi depuis quelques années les progrès de notre académicienne, Carolanne D'Astous-Paquet. Nous vous l'avons fait connaître parce que nous avons toujours cru en son talent. Aujourd'hui, L'Écho sayabécois se fait le porte-parole de la population sayabécoise pour vous parler de cette fille qui écrit présentement une page de notre histoire culturelle.
Carolanne ne fait pas exception à la lignée des Sayabécois qui nous rendent fiers. Ils ont pour la majorité un trait commun : la jeunesse. Joseph Keable n'avait que 25 ans lorsqu'il s'est illustré sur les champs de bataille en Europe au cours de la guerre 1939-1945. On lui a décerné la plus haute distinction militaire de l'époque : la Croix Victoria. Plus près de nous, David Pelletier, qui a chaleureusement encouragé Carolanne à sa 2e mise en danger à Star Académie, a atteint le plus haut sommet de son sport avec sa médaille d'or aux Jeux Olympiques de 2002 : il était lui aussi dans la vingtaine. On ne peut oublié Steeve St-Pierre qui n'a pas ménagé les efforts pour devenir premier violon de l'Orchestre symphonique de l'Estuaire et mettre sur pied un camp musical à Sayabec. Pour atteindre leur but, ces hommes ont dû s'imposer de très gros sacrifices.
Pour sa part, Carolanne a débuté des cours de chant à Matane à l'âge de huit ans, pendant que ses amies s'amusaient. Elle a participé à différents concours qu'elle a presque toujours remportés et a fait la première partie de spectacles d'artistes connus. À Star Académie, elle est la plus jeune des académiciens, ce qui explique en partie sa timidité au début. Peu à peu, elle a pris sa place sans rien enlever aux autres. Pensons ici spécialement à sa prestation avec Marie-Mai où elle a séduit le public et surpris l'artiste elle-même. La jeune fille réservée que les téléspectateurs ont appris à connaître et à apprécier est vraiment la jeune Sayabécoise que nous connaissons. Lorsqu'elle est sur scène, elle se transforme et donne tout un spectacle. Comme le dit si bien René Angélil, elle est vraiment prête pour une carrière de chanteuse. Nous avons aussi remarqué que, contrairement aux autres filles, ses professeurs ne lui ont jamais reproché sa prononciation en anglais. Encore là, elle s'est imposé un échange linguistique au début de son 5e secondaire avec une étudiante de la Colombie Britanique. On s'imagine facilement le stress vécu dans une famille anglaise par une fille de seize ans qui quitte le nid familial. Il paraît que les premières semaines sont très éprouvantes. Ses efforts ont été récompensés puisqu'on dit d'elle qu'elle chante en anglais sans accent.
Dans toute cette aventure, il ne faut pas oublié les sacrifices que s'imposent ses parent qui font six heures de route chaque dimanche pour les Variétés au Studio Mel, sans compter les heures de travail à modifier. Depuis que Carolanne chante, ils ont dû se déplacer très souvent pour lui permettre de suivre des cours, de participer à des concours et à des spectacles.
Depuis le début de février, nous suivons avec intérêt sa progression à l'Académie. Nous avons apprécié les commentaires élogieux de Patrick Huard qui l'obligeaient à se surpasser. Nous nous sommes mobilisés à trois reprises au Centre communautaire pour aider le public à la sauver lors des mises en danger. Nous avons confiance qu'elle sera encore le choix du public le cinq avril et qu'elle participera  à la grande finale avec un des garçons. Elle le mérite bien.
À Sayabec, un autre espoir se pointe à l'horizon. À partir de 15 mai, au Colisée de Rimouski, le Tournoi à la Ronde de la Coupe Mémorial se mettra en branle. Un jeune de Sayabec, Jordan Caron, à dix-huit ans, est l'un des piliers de l'offensive de L'Océanic de Rimouski. Nous espérons que Carolanne obtiendra une permission spéciale des Productions J pour chanter l'hymne national avant un match de L'Océanic. Sachant que ces rencontres seront diffusées à la grandeur de Canada, ce sera une très grande visibilité pour notre jeune héroïne.
Retour à billet
Jean-Claude Gagné
Volume 29 no 4