Commencer l'année du bon pied
La Nouvelle Année rime toujours avec résolutions.  Nous ne sommes plus naïfs: soit les objectifs que l'on se fixe sont inatteignables, soit on manque de motivation, même pour de simples gestes.  À bien y songer, les résolutions sont souvent égocentriques, elles ne concernent que nous, personnellement: faire de l'exercice, perdre du poids, cesser de fumer.  J'aimerais aujourd'hui, vous proposer une résolution à portée collective: apprendre à voir le bon côté des choses, reconnaître ce qui fonctionne bien, voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.
Ce bon côté, c'est donc s'arrêter sur ce que l'on a plutôt que sur ce que l'on n'a pas.  Je vois Sayabec comme un village au potentiel immense.  Après avoir vu des photos du passé, je comprends mieux ce qu'il a perdu, mais aussi ce qu'il peut retrouver.  Ce qu'il a perdu, c'est une partie de son histoire: le couvent des filles, l'ancienne salle paroissiale, la Fenderson et plusieurs maisons que l'on peut qualifier de patrimoniales.  Ce qu'il peut retrouver, c'est la gare, un projet sur lequel travaille depuis longtemps un comité, mais qui se concrétise de plus en plus, l'aspect historique des maisons anciennes que l'on a conservées.  Je crois aussi que Sayabec pourra retrouver beaucoup de vie sur la rue de l'Église.
Malgré les apparences, nous sommes dans un village animé.  Près d'une quarantaine d'organismes travaillent à l'amélioration de notre qualité de vie en offrant des activités et des services de toutes sortes: sports, repas, spectacles, conférences, etc.  Même si certaines traditions disparaissent, de nouvelles naissent et prennent leur place.  C'est l'évolution: je pense alors à la Veillée qui a eu lieu en mai dernier, à la Fête au Village, en septembre, et à la soirée de Noël organisée par les professeurs de l'école primaire cette année.
C'est aussi le signe qu'ici, ça bouge, et que le village est toujours bel et bien vivant.  Je suis bien placée pour réaliser la quantité de projets à concrétiser à Sayabec.  La communauté est fière et ambitieuse, et ce sont deux qualités qui nous permettront de mener à bien ces projets.  « J'ai un rêve » disait l'autre.  Moi, je souhaite que 2008 soit l'année des réalisations pour Sayabec.
Je souhaite aussi que l'ensemble du village participe à ces réalisations, que ce soit comme bénévole dans un de nos nombreux organismes, ou simplement, lorsqu'on a moins de temps à donner, en assistant à leurs activités.  C'est, selon moi, la meilleure façon de s'apercevoir de tout le travail effectué chez nous, et pour les nouveaux arrivants ou ceux qui reviennent après quelques années d'absence, l'occasion de s'intégrer à la communauté.  Peut-être même avez-vous des idées de nouvelles entreprises, alors venez me voir: on pourra en discuter.
Enfin, si vous décidez de voir le verre à moitié plein, vous verrez aussi qu'il y a tant à faire, qu'on ne s'ennuie ni en région, ni à Sayabec.  Après tout, si on reste toujours chez soi, on peut très bien s'ennuyer en plein cœur de Québec ou de Montréal.  Et si jamais vous ne trouvez rien qui fasse votre bonheur, je vous invite à progresser vous-même de nouvelles activités ou à les organiser !   
Marielle Esclapez
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Volume 28 no 3