En terminant le numéro 5 de la 27e année de L’Écho sayabécois, j’ai informé avec émotion monsieur Jean-Claude Gagné, responsable à la rédaction, qu’en septembre 2007, je ne ferai plus partie de l’équipe de notre journal communautaire. Ce fut une décision longuement mûrie et difficile à prendre, vu mon attachement à cette production. J’ai depuis longtemps fait mienne cette citation de La Rochefoucault et dans la circonstance, elle m’a éclairée : « Celui qui croit pouvoir trouver en soi-même de quoi se passer de tout le monde se trompe fort, mais celui qui croit qu’on ne peut se passer de lui se trompe encore davantage ».
Après 22 années d’implication à la noble cause, j’ai cru bon de me retirer, avant de faillir à la tâche, pour profiter d’un peu de répit, mener à terme des projets personnels et pour permettre à l’équipe de renouveler la collaboration à la rédaction. Les personnes qui forment présentement l’équipe sont d’une grande compétence et je suis persuadée qu’elles réussiront à combler les quelques départs justifiés.
Vous le savez, je me suis impliquée intensément à L’Écho sayabécois, tant à la rédaction qu’au secrétariat, dès le début de ma retraite de l’enseignement et j’y suis restée fidèle avec bonheur. Nous avons réussi à maintenir dans l’équipe une harmonie qui facilitait la tâche. Plusieurs personnes se sont succédé à différents postes, ni le dépit, ni les conflits n’ont occasionné de départs. Le climat d’amitié et la compréhension de nos objectifs de production nous ont permis de perfectionner notre journal en exprimant avec respect et constance le vécu chez nous, et en offrant des espaces aux Sayabécoises et aux Sayabécois d’ailleurs.
Comme il s’en est fait des démarches pour inviter nos gens à collaborer à nos entrevues, rédiger un texte d’intérêt général ou assumer une responsabilité! Comme il s’en est dit des « oui » à nos demandes! Je vous révélerai que chaque acceptation était un véritable cadeau. Les « non » étaient accueillis avec compréhension et discrétion, mais ils furent si rares qu’ils n’ont pas assombri notre route.
Pendant mes 20 années au poste de secrétaire, c’était un plaisir toujours nouveau d’ouvrir le courrier et de découvrir l’intérêt de nos abonnés pour L’Écho sayabécois. Aussi, leur générosité était touchante. Les rubriques « Échos… Échos… Échos…» et « Merci » vous informent de leur support si précieux pour la vitalité du journal. C’est avec confiance que je leur écrivais pour solliciter des collaborations surtout pour les rubriques « C’était hier » ou à «L’école de la vie » et les réponses affirmatives ajoutaient toujours de la qualité à nos pages.
L’équipe a pu travailler avec une certaine tranquillité d’esprit parce qu’elle était libre de soucis pécuniaires; nos gens d’affaires contribuent à la santé financière du journal et nos bénévoles n’ont jamais réclamé quelque rémunération que ce soit. Ce bénévolat authentique a sûrement concouru au succès de cette belle aventure culturelle.
Je m’en voudrais de ne pas signaler l’apport de nos élus municipaux et du secrétariat dans la réalisation de notre journal : local adéquat, aide financière pour compenser la distribution gratuite du journal dans notre municipalité, accès à la photocopie… Ils sont fiers de ce service d’information qui fait mieux connaître Sayabec ici et ailleurs; ils le disent et ils le prouvent.
À l’équipe « dépareillée » avec laquelle j’ai mené une « carrière » de bénévolat exigeant et enrichissant, un IMMENSE MERCI! À toutes les personnes exceptionnelles qui ont collaboré avec nous, un MERCI RECONNAISSANT!
Les circonstances m’ont amenée à parler de L’Écho sayabécois au passé, mais les signes de longue vie, comme vous l’avez si souvent souhaitée, ne manquent pas. Désormais, j’aurai bien hâte de découvrir le contenu de « notre journal préféré » et avec empressement j’exprimerai des félicitations bien mérités aux généreux et talentueux bénévoles qui contribuent à la qualité et à la longévité du « Gardien de notre histoire ».