Invitations...Réponses...
Encore un peu de temps et l'année 2006 se rangera  dans les souvenirs.  Pendant le temps des fêtes, nous passerons du vieux calendrier au nouveau et les festivités feront partie du quotidien selon nos traditions familiales et nos relations sociales.  Nous ferons des invitations, nous en recevrons et les réponses se concrétiseront dans les participations ou les absences.
Je me suis attardée à réfléchir sur les invitations qui me sont parvenues et sur celles que j'ai faites, aux réponses données et aux réponses reçues au cours de l'année qui s'achève.  La surprise n'a pas tardé à m'habiter.  Si vous vous appliquez à faire le même exercice, vous serez, vous aussi, étonnés de constater à quel point notre vécu est tissé de relations humaines, de moments de service reliés aux invitations et à nos décisions en regard de ces mouvements qui nous rejoignent
Qui d'entre nous n'a pas assisté à un mariage, à un baptême ou à des funérailles?  Qui n'a pas été invité à célébrer un anniversaire quelconque?  Auriez-vous été contactés pour faire partie d'une association du milieu, pour évoluer dans un groupe de sportifs, pour vous engager dans un comité qui a besoin de nouvelles ressources ou pour faire partie, entre autres, de l'équipe des ADACES ou des célébrations de la Parole avec ces personnes qui répondent à une exigence des temps nouveaux dans notre Église en mouvance?  Je vous « invite  donc à prolonger avec vos propres expériences mais j'aimerais que vous continuiez à m'accompagner dans cette réflexion sur les bienfaits que nous retirons à dire « oui » à une invitation lorsque les circonstances nous le   permettent.
Toutes les invitations ne comportent pas les mêmes exigences.  Parfois, il suffit de consulter notre agenda et d'envoyer notre contribution.  Souvent, il faut évaluer notre disponibilité , nos habiletés, nos intérêts et notre état de santé. Il ne faut pas oublier que, si on nous a rejoints, c'est parce que nous sommes présents dans le cœur et l'esprit des personnes qui ont formulé l'invitation et elles souhaitent que nous soyons des leurs pour la fête, pour la réalisation d'un projet ou pour un engagement signifiant au service des autres.
Si nous jetons un regard attentif sur ce que nous avons vécu de beau et de bon en nous rendant disponibles à une invitation, nous constaterons à quel point nous sommes comblés en investissant généreusement pour aider ou pour faire plaisirs.  Nous nous revoyons au Centre communautaire ou au Centre sportif attablés avec des gens qui aiment la fête ou qui adhèrent à une cause culturelle.  Nous nous retrouvons dans tel local à bâtir un projet bénéfique pour notre communauté.  Nous revivons ces moments de bonheur où des invités se regroupent pour célébrer et dire merci à la vie et à l'amitié.  Nous fraternisons à l'église où notre besoin de spiritualité est nourri par la Parole et notre sens des autres apporte un baume aux personnes éprouvées par un deuil.  Nous goûtons cette  collaboration qui nous unit dans une réalisation susceptible de s'inscrire dans notre histoire locale bâtie sur la créativité, le dévouement et l'harmonie, force des bâtisseurs.  En somme, nous constatons que nous sommes des êtres de relation et que les liens sont plus importants que les biens.
Nous avons tous expérimenté le « non » à une invitation.  Respectueux de la liberté des autres, nous n'insistons pas pour connaître les motifs du refus parfois non justifié, mais nous sommes plus ou moins déçus selon nos attentes.  Nous ne saurons jamais de quoi nous nous privons en ignorant une invitation.
Que le temps des Fêtes soit propice aux invitations qui nous feront partager nos biens, notre bonheur de vivre et la joie d'être ensemble.  Qu'il en soit ainsi au cours de l'année 2007. 
Jacqueline Paquet
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Volume 27 no 2