Droit et devoir ( bis)
En septembre 1980, une grande aventure débutait.  La communauté sayabécoise se dotait d'un nouvel outil de communication, un journal local appelé « Sayabec Quoi ? ».  Déjà à la parution suivante, son nom change en celui de « Écho sayabécois ».  Cinq ans plus tard, on modifie quelque peu son nom pour devenir « L'Écho sayabécois ».
En feuilletant ce premier exemplaire, l'éditorial de Jacques Pelletier : « Droit et Devoir » a retenu notre attention.  On pouvait y lire ces mots : «... les gens de Sayabec ont à leur disposition...ce journal communautaire réservé aux activités sayabécoises.  Mais ce droit à l'information, une fois acquis, implique un devoir : celui de la participation. Aujourd'hui, personne ne peut prétendre qu'il ignorait que telle activité avait lieu, que ses services étaient requis dans telle organisation, etc...».  Ses propos sont-ils encore actuels ?  Qu'en est-il vingt-cinq ans plus tard ?  Il ne nous est pas permis de porter un jugement, mais plutôt de s'interroger sur notre participation aux différentes activités qui nous sont offertes et sur notre conscience collective face à ce qui se passe chez nous.  À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive d'événements qui font appel à notre conscience collective et à notre participation.
Comme parents : Prenons-nous toujours la place qui nous revient pour seconder nos enfants dans leurs apprentissages académiques, sportifs ou culturels ?  Nous impliquons-nous suffisamment dans les comités et activités proposés par leur école ?
Comme membres d'organismes :  Assistons-nous régulièrement aux réunions mensuelles pour faire valoir nos idées de membres à part entière de notre organisme ?  Participons-nous à l'occasion aux activités de notre groupe pour soutenir des causes humanitaires ou autres ?
Comme chrétiens : Sommes-nous sensibilisés à la valorisation de notre patrimoine religieux ?  Sommes-nous au courant des grands changements qui risquent de modifier nos pratiques ?  Quel rôle serons-nous prêts à jouer pour seconder les personnes impliquées dans l'initiation à la vie chrétienne de nos jeunes ?
Comme citoyens en général :  Quelles sont nos préoccupations face à des projets tels :  l'aménagement de la gare, la survie de nos écoles, les soins de santé dispensés chez nous depuis la perte de notre CHSLD (Foyer Ste-Marie), La Caisse populaire, toujours menacée par une fusion, les commerces disparus au cours des 15 dernières années malgré l'arrivée d'une usine?
Les contribuables ne peuvent plus dire qu'ils ne connaissaient pas les nouveaux règlements ou changements s'ils lisent attentivement « L'Écho sayabécois », car une large place est consacrée au Conseil municipal à chaque édition et nos élus s'en servent à bon escient.
Dans le même éditorial, on pouvait lire : « L'ignorance n'est plus une excuse car, sauf exception, elle ne peut être que fausse ou volontaire.  Une fois informé, le citoyen doit maintenant s'impliquer dans la vie de sa communauté ».
Comme le disait si bien Jacques Pelletier en 1980 : « Pour être en mesure de bien défendre ses intérêts, il faut se tenir informé. Pour ce faire, accordons à nos médias locaux la place qui leur revient dans nos foyers et dans nos esprits ».
Jean-Claude Gagné
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Volume 25 no 5