« Bobino » pour le plaisir des tout-petits
Date de diffusion : 25 février 1986

« Ah, vous êtes là, mes tout-p'tits! » Pendant plus de 25 ans, Guy Sanche, l'inoubliable Bobino, accueille les enfants et leur présente des dessins animés, avec l'aide de Télécino et de plusieurs autres personnages dont sa petite sœur Bobinette. Dans cet épisode rediffusé en 1986, Bobino donne une leçon à Bobinette pour lui apprendre à contrôler son langage lorsqu'elle est en colère.


Tourtière, pâté à la viande ou cipaille?
Date de diffusion : 23 juin 1977

Les familles du Québec et du Canada ont créé des plats consistants et énergétiques, comme la tourtière, pour passer à travers les longs hivers canadiens. Si ces recettes diffèrent d'une région à l'autre par le nom ou la forme, elles se caractérisent toutes par l'emploi d'une grande quantité de viande et par un temps de cuisson assez long.

En 1977, Cécile Bouchard, auteure d'un ouvrage sur l'art culinaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, livre les secrets de la fameuse tourtière pour le bénéfice de ses invités, et des téléspectateurs…

Comme son nom l'indique, la tourte fut d'abord le gibier à la base de la tourtière du Lac-Saint-Jean. Comme cet oiseau a disparu, des viandes de boucherie ont remplacé sa chair dans la recette.

Pour plusieurs familles du Lac-Saint-Jean, la tourtière constitue le plat principal d'un repas traditionnel du temps des Fêtes. Ce mets appétissant se compose d'au moins deux sortes de viandes et de pommes de terres en cubes. Le tout, complètement recouvert d'une pâte, doit mijoter pendant au moins trois heures.

Plusieurs Montréalais et Montérégiens appellent tourtière, le pâté à la viande qu'ils servent à Noël et au cours de l'hiver. Réalisé avec du porc haché et des oignons enfermés entre deux abaisses de pâte, ce plat se mange aujourd'hui dans la plupart des régions du Québec.

Quant au cipâte ou cipaille, il est préparé avec une ou plusieurs couches de viande ou de poisson, séparées entre elles par une feuille de pâte. Le mot cipaille serait une déformation de « sea-pie » ou s'inspirerait du nom d'un ancien plat montagnais, le « chipaille ».
Tourtière, pâté à la viande ou cipaille?

• La gourgane ou « fève gourgane », un légume typique du Lac-Saint-Jean, sert à faire des soupes ou à apprêter d'autres plats.

• Très prisée dans la région, la tête fromagée, une charcuterie à base de porc, renferme traditionnellement de la viande de tête, d'oreilles et de pattes de porc.

• Dans le passé, l'éloignement des grands centres a favorisé le développement d'une cuisine unique au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les gens de la région ont utilisé des produits inédits comme le bleuet et ont appris à apprêter la tourte, le castor, l'ours ou le rat musqué pour en rendre le goût plus agréable.

• Les habitants d'autres régions du Québec, comme la Beauce ou la Gaspésie, ont également développé leurs recettes originales : chaudrée de morue, gibelotte de Sorel, fricassée de loup-marin.

• La recette du « cipâte » du Bas-Saint-Laurent, plat composé traditionnellement de six différentes viandes de gibier, serait d'origine amérindienne. Comme pour la tourtière du Lac, la viande doit macérer au moins une nuit avant d'être cuite.

• La tourtière du Lac-Saint-Jean se distingue des autres plats de viande traditionnels du Québec par l'emploi de pommes de terre en cubes et par sa pâte, qui la recouvre complètement.
Tourtière, pâté à la viande ou cipaille?

Média : Télévision

Émission : Reflets d'un pays

Date de diffusion : 23 juin 1977

Invité(s) : Cecile Bouchard

Ressource(s) : Lison Hovington

Durée : 7 min 29 s

Image souvent floue

Dernière modification :
6 mars 2008



Les bons p'tits plats d'antan
Date de diffusion : 12 octobre 1982

Au fil des ans, les familles, plutôt que les cuisiniers, ont inventé les mets typiques du Canada. Des influences amérindiennes, françaises et anglaises ont tour à tour apporté leur contribution à cette cuisine unique. La nourriture canadienne d’antan, très frugale, substantielle et savoureuse, devait rassasier l’appétit des défricheurs et de leurs familles.

En 1982, la gastronome Jehane Benoît prépare une table avec quelques plats de sa collection afin de décrire un repas de fête typique des premiers colons canadiens-français.

Du 18e siècle au début du 20e siècle, le porc, le bœuf, le pain et les légumes forment la base des repas au Canada. L’importation d’aliments d’Europe ou des États-Unis coûte alors trop cher.

L’été, les ménagères servent du poulet farci avec des herbes sauvages, des légumes du jardin et des fruits. Des poissons frais, comme la truite ou le saumon, peuvent aussi former le menu estival. L’hiver, les cuisinières puisent dans leur cave des carottes, des navets, du chou et des pommes de terre.

Pour avoir de bons petits plats à longueur d’année, les mères de famille devaient utiliser des techniques de conservation. La cave gardait alors les légumes au frais et servait d’entrepôt pour les conserves.

Au départ, les conserves se préparaient dans des pots en argile. Elles cachaient des cornichons, des ketchups, des betteraves et des oignons. On salait la viande pour la conserver, et les fruits servaient à la préparation de confitures. Les herbes salées, faites de cives et de feuilles d’oignons, remplaçaient l’oignon pendant l’hiver. Quant au poisson, on le consommait salé, séché ou fumé.


La famille en 1964
Date de diffusion : 17 février 1964

La famille des années 1960 ne ressemble ni à celle d’hier ni à celle de demain. Les comportements, les habitudes, les mentalités ont changé. La société s’est ouverte à la consommation et à un mode de vie plus urbain, né de la guerre.

Devant les caméras de Familles d’aujourd’hui, des parents expliquent leur perception de la famille de demain et précisent le rôle de l’autorité dans l’éducation des enfants.



Se préparer au mariage
Date de diffusion : 21 décembre 1963

À quoi servent les fiançailles, demande le journaliste Gilles Constantineau à de futurs époux. Et les cours de préparation au mariage, offerts par l'Église depuis 1944, sont un passage quasiment obligé pour les jeunes gens. Ces cours, donnés généralement par un curé, donnent la liste de ce qui est permis et de ce qui ne l'est pas dans l'union conjugale. L'Église catholique met les jeunes fiancés en garde contre le contrôle des naissances et rejette la notion de planification des naissances.

Après la Seconde Guerre mondiale, les jeunes filles se marient en moyenne à l'âge de 19 ans. Plus le siècle avance, plus l'âge des nouveaux mariés augmente, alors que le nombre de mariages lui-même régresse. Dans les années 1950, presque la moitié des femmes âgées de 22 ans était mariée. Comparativement, en 1997, une femme sur dix était mariée avant l'âge de 25 ans.

Un nouvel hôpital Sainte-Justine
Date de diffusion : 14 mars 1957

L'hôpital Sainte-Justine pour enfants malades déménage le 20 octobre 1957 de l'édifice de la rue Saint-Denis à son emplacement actuel, sur le chemin de la côte Sainte-Catherine à Montréal. L'inauguration a lieu le 9 novembre. Le cardinal Léger bénit alors chacune des salles de l'hôpital qui compte plus de 800 lits.

Quelques mois plus tôt, Germaine Parizeau, secrétaire-trésorière de l'hôpital Sainte-Justine, précise comment se déroulera le déménagement. Germaine Parizeau est aussi la mère du futur premier ministre du Québec, Jacques Parizeau.

Même si l'hôpital Sainte-Justine n'en est pas à son premier déménagement, celui de 1957 sera le plus important. Fondé en 1907, l'hôpital s'installe en 1908 à l'angle des rues De Lorimier et Rachel. Alors qu'il obtient en 1914 son premier contrat d'affiliation à l'Université Laval de Montréal – devenu l'Université de Montréal en 1919 –, l'hôpital déménage rue Saint-Denis. Entre 1922 et 1927, grâce à la construction d'une nouvelle aile, le nombre de lits passe de 150 à 300.

Présidente et cofondatrice de l'hôpital, Justine Lacoste-Beaubien a 80 ans lorsqu'elle coordonne le déménagement des enfants malades vers le nouvel établissement. Un défilé de près de 35 ambulances transportent les jeunes vers l'hôpital ultramoderne du chemin de la côte Sainte-Catherine.

Justine Lacoste-Beaubien, le premier ministre Maurice Duplessis, le maire de Montréal Sarto Fournier, ainsi que le cardinal Paul-Émile Léger et de nombreuses religieuses sont présents lors de l'inauguration du 9 novembre 1957. L'événement souligne aussi le cinquantième anniversaire de l'hôpital.

La dernière téléphoniste de Bécancour
Date de diffusion : 5 avril 1966

Pendant des décennies, les téléphonistes, comme celles de Bécancour, symbolisent les sociétés de téléphone. Les entreprises disent engager des femmes pour la « clarté de la voix féminine »… L'emploi constitue tout de même un avancement social pour plusieurs jeunes filles issues de la classe ouvrière. Il ne demande aucune connaissance technique particulière.

Ludger Beauregard, géographe, décrit les bouleversements connus par le réseau téléphonique canadien, et par ricochet par les téléphonistes, au milieu des années 1960. Selon lui, le réseau du Québec nécessite une modernisation.

Tributaire des évolutions technologiques aux États-Unis, le réseau téléphonique du Canada a lentement gagné son indépendance. Au cours des années 1950, les entreprises de téléphone canadiennes complètent l'intégration du réseau téléphonique, d'abord plutôt anarchique. Les sociétés indépendantes de téléphone, en croissance au Québec et en Ontario au début du 20e siècle, sont achetées presque en totalité par Bell Telephone Company of Canada dans les années 1950 et 1960.

Dans les premiers temps, le métier de téléphoniste n'est pas de tout repos. Une dizaine de téléphonistes s'assoient en ligne face à leurs bruyants standards. Des surveillantes, debout derrière elles, s'assurent de la cadence du travail. Toute réponse spontanée est défendue. Les téléphonistes débitent des phrases apprises par cœur aux abonnés afin de ne pas ralentir le service. Il leur est interdit de rire et elles doivent demander la permission pour aller aux toilettes.

Un calculateur électronique
Date de diffusion : 23 novembre 1955

Les modèles d'ordinateurs commercialisés dans les années 1950 servaient surtout à effectuer des calculs. Appelés calculateurs électroniques, ils étaient utilisés dans le domaine des finances. Les supports lisibles par ces machines étaient des cartes perforées par des opérateurs.

En 1955, Radio-Canada a filmé une opératrice faisant l'entrée de données sur une machine IBM. Le journaliste Jean Ducharme semble impressionné par la technologie de ce modèle d'ordinateur qui nous paraît aujourd'hui bien vétuste.

Le premier ordinateur fut développé à la demande de l'armée américaine. L'ENIAC (Electronic Numerical Integrator and Computer), créé à l'université de Pennsylvanie en 1945, devait servir au calcul de trajectoires d'artillerie. Utilisant plus de 18 000 tubes à vide, semblables à ceux des postes récepteurs de radio de l'époque, cette énorme machine occupait une superficie de 140 mètres carrés. L'ENIAC demandait une quantité considérable d'électricité, et la chaleur qu'elle produisait nécessitait un système élaboré de refroidissement.

Semblable à d'anciens standards téléphoniques et programmé manuellement au moyen de câbles mobiles, l'ENIAC pouvait effectuer cinq mille additions et soustractions par minute. En 1950, les créateurs du premier ordinateur commercialisent leur invention en fabriquant l'Univac I, un ordinateur produit en série.

Les milliers de tubes utilisés par l'ENIAC devaient être changés quand ils étaient brûlés. La programmation par câblage pouvait prendre de quelques heures à plusieurs jours.


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